Déco

My Rock

Groupe Emile Dubois

France

Retour à la page spectacles 2018
à partir de 12 ans | Danse, rock

Nous sommes tous des enfants du rock : depuis les années 1950, cette musique rythme les époques et nos souvenirs. Jean-Claude Gallotta a mis ses pas de danse dans le sillage d’Elvis Presley et retrace une histoire pleine d’énergie et de tubes !

Ils sont tous là les tubes que l’on aime : inoxydables, inoubliables. Le spectacle repose sur treize courtes séquences dansées sur des titres mythiques de l’histoire du rock. My Rock libère une formidable énergie en offrant le plaisir d’écouter des artistes immortels. On reconnaît, sur scène, l’évocation de grandes figures comme Iggy Pop se déhanchant torse nu. Des générations de jeunes traversent la scène, en sage costumes, en jeans pattes deph ou fuseau, au fil des époques…

Même si Elvis Presley et Merce Cunningham n’ont jamais associé leur talent sur scène, rock et danse contemporaine sont nés avec eux, aux États-Unis, au début des années cinquante. En un demi-siècle, les deux disciplines ont eu peu d’occasions de se croiser ni même de s’influencer. Jean-Claude Gallotta, né avec elles, a puisé chez l’une et chez l’autre, le chaînon manquant entre une danse parfois élitiste et une musique résolument populaire. « Le rock, dit-il, a accompagné mes rêveries d’adolescent et, peut-être, en me permettant de rencontrer d’autres âmes perdues, m’a permis d’échapper à ma crise d’angoisse existentielle. »

À sa création, il y a un peu plus de dix ans, My Rock n’a connu que quelques représentations confidentielles, façon work in progress. Du coup, sa recréation s’impose comme une révélation. Gallotta assure les enchaînements. En fil rouge, il convoque ses souvenirs et commente l’importance majeure de chaque interprète choisi. À la source de tous, Elvis : l’idole populaire, le King de légende, la statue du commandeur de la grande famille du rock. Puis les Beatles et les Rolling Stones, les deux groupes emblématiques des années soixante, qui ouvrent la voie à une culture rock. Avec Bob Dylan, en pleine guerre du Vietnam, le folk, le blues, la country et le gospel s’allient pour donner au rock un contenu contestataire et poétique. Les Who explosent en 1965 avec My generation puis, grâce au Velvet Underground et Lou Reed, New York devient le centre du monde du rock dans les années 70. Et nous allons ainsi jusqu’à Nirvana, déchirant les ondes avec le mal de vivre de Kurt Cobain. Voilà retracée l’histoire du rock à la manière de Gallotta, un choc « rockégraphique » qui mêle son histoire intime à une culture et un art de vivre.

Jean-Claude Gallotta

Après un séjour à New York à la fin des années 70 où il découvre l’univers de la Post-modern dance, Jean-Claude Gallotta cofonde à Grenoble le Groupe Émile Dubois qui deviendra Centre chorégraphique national en 1984. Il y crée plus de soixante chorégraphies présentées sur tous les continents (Presque Don Quichotte, les Larmes de Marco Polo, 99 duos, Cher Ulysse...) Il a aussi chorégraphié des pièces pour le Ballet de l’Opéra de Lyon et pour le Ballet de l’Opéra de Paris. En 2009, on lui doit l’Homme à tête de chou, à partir de l’album de Serge Gainsbourg dans une version d’Alain Bashung. Il a ouvert la saison 2015-2016 au Théâtre du Rond-Point, à Paris, avec My Rock.

www.gallotta-danse.com

A savoir :

> Bord de scène à l'issue de la représentation

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