Déco

Le portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde

Compagnie Thomas Le Douarec

France

Retour à la page spectacles 2018
à partir de 12 ans | Théâtre

Qui n’a jamais rêvé de jeunesse éternelle ? Par la magie d’un voeu, Dorian Gray conserve sa grâce et sa beauté. Son portrait vieillira à sa place. Protégé par ce sortilège, le dandy se livre alors à toutes sortes d’expériences. Jusqu’à ce que…

L’atmosphère de la pièce est étrange, ténébreuse, capiteuse, troublante. À l’image de l’oeuvre, la plus personnelle de Wilde, dont il disait : « Dorian Gray contient trop de moi-même, Basil est ce que je pense être, Harry ce que les gens pensent que je suis et Dorian ce que j’aurais aimé être en d’autres temps. ». L’auteur nous entraîne dans une quête du plaisir et de la beauté, où l’éternel dandy évolue entre le pire et le meilleur, jusqu’à perdre son âme…

À la fois fantastique et philosophique, cette fable se joue sur fond de décadence et de cruauté. La dégradation du tableau n’a d’égale que la splendeur cynique de son propriétaire, qui sème la désolation autour de lui. Noirceur d’âme et flamboyance des plaisirs s’entremêlent dans ce récit, qui ne peut conduire qu’à l’épreuve de la rédemption. Méditation sur l’éphémère beauté et l’éternel tourment, ce spectacle largement salué par la critique continue de rencontrer un vif succès.

C’est la cinquième fois que Thomas Le Douarec se frotte à l’univers de Wilde, « avec l’espoir, peut-être illusoire, d’en faire un vrai classique. » Il reste persuadé que s’il avait pu échapper à la censure et à la morale de son époque, Wilde en aurait fait sa pièce de théâtre la plus aboutie. « Rares sont les romans aussi bien dialogués que celui-ci : certaines scènes sortent tout droit du livre. Et par la suite, pour écrire ses meilleures pièces de théâtre, Wilde n’a jamais cessé de piocher dans son unique roman. Tel est mon rêve et mon obsession : faire découvrir, pour la première fois, cette nouvelle pièce d’Oscar Wilde. »

Thomas Le Douarec

Élève de la classe libre au cours Florent, il a crée son premier spectacle dans cette école en 1989, Maledictis, libre adaptation de deux pièces en un acte de Sacha Guitry. Ce travail d’élève reçoit plusieurs récompenses au sein du cours Florent (meilleure mise en scène, meilleure adaptation et meilleur acteur pour un second rôle). François Florent ouvre spécialement pour lui et Michael Cohen, une nouvelle section dédiée à la mise en scène.
Encouragé par Florent, Le Douarec crée sa propre Compagnie en 1991.

Metteur en scène prolixe, il a déjà une cinquantaine de productions à son actif, aussi à l’aise dans les tragédies que dans les comédies : Le Cid de Corneille dans une version flamenca ; Vol au-dessus d’un nid de coucou de D. Wasserman avec Bernard Tapie et André Falcon ; Les Sorcières de Salem de A. Miller avec Barbara Schulz ; Dommage qu’elle soit une P... de J. Ford avec Jean-Paul Rouves ; et l’indétrônable Arrête de pleurer Pénélope (plus d’un million de spectateurs) qui se joue encore un peu partout, quinze ans après.
Il s’est essayé aux spectacles visuels et musicaux, dont Le Caprice de Marianne, tour de chant de et avec Marianne James. Il a monté une reprise très remarquée du western de chambre Du vent dans les branches de Sassafras, de René de Obaldia.
Thomas Le Douarec joue régulièrement au théâtre depuis 1990. Il a aussi tourné pour le cinéma et la télévision.

www.lande-martinez-production.fr/event/portrait-de-dorian-gray/

A savoir :

> Visite tactile du décor et des costumes avant le spectacle

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