Déco

Léna Chamamyan & André Manoukian 6tet

France/Syrie

Retour à la page spectacles 2017
Dès 12 ans | Musique et voix du monde

Extase du spleen, splendeur retrouvée d’un paradis perdu ? Invitation au voyage, assurément, avec un passeport piano/ voix pour l’Orient ancestral.

Après Inkala et Melanchology, le pianiste André Manoukian poursuit son voyage vers l’Orient rêvé de ses ancêtres avec LA voix qu’il cherchait depuis longtemps et qui lui permet de clore en beauté son triptyque sur la musique arménienne : Lena Chamamyan.

Cette sirène arméno-syrienne, Shéhérazade enchanteresse, manie le chant soufi et les maqâms, improvisations envoûtantes, avec la grâce langoureuse d’une Fairouz et la douceur d’une Nora Jones. En pionnière, elle montre la capacité d’une femme orientale à vivre sa passion et à prendre en main son destin d’artiste. En trois albums, dont le dernier entièrement écrit et arrangé par elle, elle forge un style unique, alliant la tradition de l’Orient, du lyrique et du jazz. Lauréate de nombreux prix dans le monde arabe, elle a séduit André Manoukian par son sens inné de l’improvisation.

Le duo balaie un répertoire fait de compositions et d’airs traditionnels revisités, en compagnie de musiciens arménien, syrien, tunisien et français.

 

Léna Chamamayan

Père d’origine arménienne, mère syriaque, de religion catholique et de nationalité syrienne, elle a vécu à Damas jusqu’au début de la guerre, en 2011. Léna Chamamyan est le reflet d’une mosaïque culturelle.
Sa voix pure et profonde, jaillie d’un Orient perdu, s’élève dans la nuit de Damas. Ses albums Hal Asmar El-Lon et Shamat, à la tonalité jazz oriental, ont fait vibrer les cœurs d’Orient et d’Occident.
Si, en 2011, le conflit syrien lui a porté un coup sévère, la chanteuse a transporté son énergie créative et l’affliction de tout un peuple, à Paris. La voici doublement en
diaspora, en tant qu’arménienne et syrienne. Cette situation d’exil s’est traduite dans son dernier album Ghazl El Banat, où elle a écrit et composé des chansons pour la paix et la protection des femmes et des enfants.
Aujourd’hui, Léna Chamamyan fait partie de ces rares femmes artistes orientales pouvant se targuer à la fois d’écrire, de jouer et d’interpréter ses propres morceaux. Puisant dans le riche répertoire classique et folklorique syrien, la jeune interprète n’oublie pas ses racines. À plusieurs reprises, elle a chanté en arménien des chansons traditionnelles comme Sareri Hovin  Mernem du révérend Gomidas, pour le bonheur de ses fans d’Arménie et de diaspora.
Dans son refuge parisien, loin de Damas où demeurent ses parents, la jeune femme a trouvé un nouvel espace musical, un nouveau public. Elle a noué des rencontres avec des artistes d’horizons divers, à l’instar d’André Manoukian avec qui elle travaille sur un nouvel album.

 

André Manoukian

En plus de sa carrière de pianiste, arrangeur et compositeur de jazz, André Manoukian est célèbre auprès du grand public pour son rôle de juré dans La Nouvelle Star, sur M6, puis D8 et ses chroniques sur France Inter.
Mais avant de brûler les planches des plateaux télé, André Manoukian a découvert la musique enfant, grâce à un papa pianiste et violoniste amateur. Il a une vraie passion pour la voix et les chanteuses. En 1983, il découvre la chanteuse Liane Foly, pour laquelle il crée les premiers succès tels qu'Au fur et à mesure et Doucement. Il a travaillé avec des artistes comme Mireille Darc, Michel Petrucciani, Richard Galliano, Charles Aznavoue, Gilbert Bécaud, Diane Dufresne, Nicole Croisille, Natacha Atlas, Janet Jackson, Victoria Petrosillo, Camille Bazbaz et Malia.

À savoir

Ce spectacle est programmé en coréalisation avec le festival Printemps au Proche Orient qui aura lieu du 15 mai au 3 juin 2017.